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Le château de Léotoing surplombe de sa silhouette la vallée de l’Alagnon …

                       

Les « seniores et milites de Lauton » sont signalés dès le XIème siècle. Vers 1240, la famille se scinde. La famille de Léotoing ne porte plus le titre de seigneurs éponymes. Une branche s’installe à Montgon, donnant naissance à la branche des Léotoing-Montgon. Une autre s’installe à Charmensac, ce seront les Léotoing-Charmensac.  Suite à des dissensions au sein de la famille des Comte d’Auvergne, la seigneurie est donnée par jugement royal à Robert Dauphin. En 1262, Hugues Dauphin rend hommage à Alphonse de Poitiers. En 1264, les habitants de Léotoing obtiennent une Charte de franchises. Ils sont exemptés de taille et corvées en échange de l’albergement.  En 1426, la seigneurie passe entre les mains des Comtes de Montpensier par le mariage de Jeanne avec Louis de Bourbon. A la fin du XVIème siècle, le château est en très mauvais état. Il tombe progressivement à l’abandon et sera vendu comme bien national à la Révolution Française.

Ce n’est pas par hasard si cette famille seigneuriale choisi ce site, qui offre une défense naturelle, assurant ainsi le contrôle de la vallée.
Il ne reste rien du château primitif, qui devait être placé près de la chapelle castrale, devenue église paroissiale. Seul le fossé sec, témoigne d’un premier aménagement du site. Dans la première moitié du XIIIème siècle, les seigneurs de Léotoing ont sans doute fait ériger une tour au bord de l’éperon rocheux. Cette tour seigneuriale adopte un plan circulaire, elle possède deux niveaux voûtés en calotte, dont l’un était séparé par un plancher. Un premier logis est accolé à la tour.
Lorsque la seigneurie passe entre les mains des Dauphins d’Auvergne, ils entreprennent la construction d’un second corps de logis. Ce bâtiment comprend cinq niveaux d’élévation : les caves, les cuisines, l’étage noble, les combles et un étage défensif avec chemin de ronde. Les salles des 2ème et 3ème niveaux sont très bien aménagés. Au XIVème et XVème siècles, les propriétaires apportent un certain confort résidentiel avec les latrines. L’étage noble possède encore les piédroits moulurés d’une très belle cheminée. La façade, donnant sur la vallée, est percée de larges fenêtres à meneaux et coussièges.
Les Dauphins d’Auvergne redoutent les bandes de routiers qui sillonnent les alentours de Brioude, de Saint-Flour ou du Cézallier. Ils améliorent le système défensif, avec la construction d’un avant-corps sur mâchicoulis à l’entrée même de la première enceinte. La porte était surmontée des armoiries des Dauphins d’Auvergne.
L’église Saint-Vincent mérite également une petite visite. Elle est donnée à l’abbaye de Sauxillanges à la fin du XIème siècle. Cet édifice roman a été agrandi aux XIVème et XVème siècles avec la construction du chœur à chevet plat, et de chapelles au nord. La nef possède quelques chapiteaux : aigles, sirène … L’un d’entre eux se détache pourtant des thèmes traditionnels, il s’agit d’un homme représenté à mi-corps et se faisant dévoré par des chevaux. Il reste énigmatique. Il faut souligner l’intérêt des peintures murales, notamment la représentation d’une Piéta, accompagnée du commanditaire et datée du XVème siècle.

   

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